Le patrimoine
Les étangs
L'histoire des étangs fait partie intégrante de celle de la Sologne. Depuis l'époque du défrichage
des campagnes, aux premiers temps du Moyen Age, des étangs ont été créés en grand nombre, ceci jusqu'à
la Renaissance, où 4 000 étangs font la réussite économique de la région. Cette "belle mécanique"
se détraque à partir de la fin du 16ème siècle. Beaucoup d'étangs se transforment en marécages,
entraînant le développement important du paludisme, de la misère et de la famine.
L'amélioration relative des conditions de vie commence à l'ère napoléonienne.
Actuellement, la Sologne compte 2 800 étangs qui couvrent environ 12 000 hectares. Leur surface varie de deux à cent hectares.
Saint-Viâtre est la commune qui en possède le plus grand nombre (135) et la plus grande surface en étangs (1 300 hectares).
Ces étangs demandent un entretien régulier et la pisciculture en est le meilleur gage tant sur le plan écologique
qu'économique.
Les châteaux
A la renaissance, la venue de la cour du roi de France en Sologne s’est accompagnée de la construction de plusieurs
châteaux reconnus internationalement, tels que Chambord et Cheverny...
Puis au 19ème siècle, impulsée par la bourgeoisie parisienne, une nouvelle vague de constructions fait émerger
plus de 300 bâtisses représentant les ¾ des châteaux aujourd’hui présents en Sologne.
A Noter : Sur le territoire de la Communauté de communes, vous aurez l’occasion de découvrir, au détour
d’un chemin, quelques un des plus remarquables châteaux napoléoniens (Château de La Ferté-Beauharnais, Château
de Villebourgeon...).
La forêt
Avec 63 % de son territoire occupé par la forêt, (moyenne nationale environ 25%), la Sologne possède un patrimoine forestier extrêmement important.
Mais ce chiffre est variable dans le temps car il faut considérer le territoire solognot dans son ensemble, compte tenu des interactions directes entre ses différents constituants.
Ainsi, selon le contexte politico-économique, les surfaces forestières et les surfaces agricoles ont varié en sens inverse. Au Moyen age, par exemple,
selon que le pays connaissait des périodes de paix ou de guerre et de brigandage les surfaces forestières s'accroissaient ou diminuaient de même que le chiffre de la
population augmentait ou régressait. Actuellement la surface forestière augmente compte tenu de la déprise agricole.
La forêt solognote est constituée de feuillus et de résineux. Les principales essences rencontrées sont pour les feuillus les chênes pédonculés
et sessiles, le châtaignier et le bouleau et pour les résineux les pins sylvestres, laricios et maritimes. Il est à noter que ces dernières espèces
ont été implantées en Sologne sous Napoléon III et constituent environ 40% de la surface boisée.
La mise en valeur et l'exploitation de la production forestière, avec un grand souci de gestion durable, donne lieu à l'existence de la filière "Bois"
passant par les sylviculteurs, les bûcherons, les scieurs ainsi que les charpentiers, menuisiers, mérandiers, etc. Le bois de chauffage, source de la récente filière
"Bois énergie", forme également une autre utilisation de la forêt ainsi que les bois dits "d'industrie" destinés à la fabrication de pâte à papier et des panneaux
de particules. Il est à noter que le volume annuel de bois produit par la croissance de la forêt est supérieur à cette exploitation.
Mais la forêt c'est aussi et surtout pour le promeneur amoureux de la nature une rencontre avec une ambiance privilégiée où tous les sens
sont en fête : la vue, l'odorat, l'ouie, le goût et le toucher (surtout quand ça pique !). A chacun d'y trouver son bonheur selon ses désirs et ses
souhaits toujours en respectant ce milieu vivant et si attachant mais parfois bien fragile.
La chasse
Qui dit Sologne, dit chasse ! Cette activité cynégétique est l'une des plus dynamiques de notre région.
Toute une activité économique s'est développée autour de la chasse, activité indispensable à notre région : restaurants, hôtels, élevages, locations de chasse, garderies, etc. Des milliers d'emplois dépendent de la chasse.
La pauvreté du sol à certains endroits a rendu l'agriculture peu rentable et beaucoup de propriétés ont délaissé leurs fermes au profit de la chasse. Le biotope se prête admirablement au développement de la faune, tant du petit que du gros gibier.
La Sologne abrite une grande variété de gibiers, du faisan au chevreuil, de la perdrix au sanglier, du lièvre au cerf.
Toutefois l'évolution du biotope laissant plus de place à la forêt et moins aux cultures, a entraîné une modification du gibier.
Le petit gibier, qui faisait la base de la chasse autrefois, s'est raréfié. Des milliers de lapins ont disparu, la myxomatose étant passée
par là. Raboliot ne s'y reconnaîtrait plus. Les faisons sauvages ont bien du mal à survivre et il faut souvent faire appel à l'élevage.
Par contre, chevreuils, sangliers, biches et cerfs sont en pleine expansion, notamment gràce au plan de chasse. Et les nombreux étangs
sont toujours le paradis des canards, colverts, souchets ou sarcelles.
Les acteurs de la chasse jouent un rôle important pour la gestion du territoire. Ils aident à maintenir un équilibre nécessaire.
Les maisons à pan de bois
Au 18ème siècle, tout ce qu’offrait la nature solognote, l’argile, les roseaux, la paille, la bruyère
et le bois, servait de matériaux de prédilection pour la construction des maisons. Les murs étaient alors édifiés
en pan de bois, garnis de torchis (mélange de paille et d’argile) et la toiture bien souvent recouverte de roseaux cueillis aux
abords des zones humides (parfois de bruyère). Au cours du 19ème et du 20ème siècle, le torchis et les roseaux
ont progressivement été remplacés par des matériaux plus « nobles » comme la brique et la tuile en
argile cuite, autrefois utilisés pour la construction des châteaux. Encore aujourd’hui, cette architecture si caractéristique
fait le charme des centres bourgs et des hameaux de nos communes, et bien sûr, le ravissement des visiteurs.
L'agriculture
Malgré les efforts répétés des uns et des autres, de l’ensemble des organisations professionnelles
agricoles du Département, Chambre d’Agriculture, Syndicalisme Jeune et Aîné, force est de constater que notre agriculture
est en plein déclin et indubitablement la friche reprend ses droits et l’on assiste, impuissant à une fermeture du paysage
de notre belle sologne.
Selon les sources émanant de l’A.D.A.S.E.A.41, le nombre d’exploitations agricoles du canton de Neung-sur-Beuvron
était de 47 en 2000 ; en 2003, on ne recense plus que 24 exploitations en activité, soit 51% en moins.
Les principales raisons de la diminution du nombre d’exploitations sont : la reprise des terres par les propriétaires,
une non transmission des exploitations jugées peu rentables, une vente de patrimoine et non d’un outil de travail, peu de nouvelles
installations, il est prévu une disponibilité de 43% des exploitations d’ici 10 ans.
Néanmoins, les exploitations existantes sont gérées par des agriculteurs dynamiques, qui ont véritablement
l’amour et la passion de leur métier.
La répartition des productions reste spécifique avec des exploitations de polycultures et d’élevages.
Depuis quelques années, certains agriculteurs de notre territoire ont su jouer, avec un certain succès, la carte
de la diversification, avec des cultures légumières, la production de fruits rouges, la chasse, l’élevage de gibiers
et le tourisme (Gîtes ruraux).
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